l'écrit de Daniel 3

Un Youpital – Des Youpitos

 

 

 

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Devant l'afflux permanent-excessif quotidien aux portes des hôpitaux des pas bien-portants stressés à mort, des « burn-outés », des entassés aux citrons pressés et jetés, des dépéris en vrac il avait fallu décider quelque chose.

On inaugura et ouvrit une nouvelle sorte de maison de soins "le Youpital" qui devait redonner tonus et punch aux ramollos qui en nécessitaient. Pour cela, pour réussir à combattre le mal par des réponses sans cachous, la direction embaucha du Youpi-personnel spécialisé dans le domaine "rires et chansons".

 

Mais quels étaient-ils donc ces souffreteux atteints de maladies incurables ? D'où provenaient-ils ?

Les toujours pressés stressés ; les mal-en-point ; les en attente d'être virés ; les en-quête d'avenir; les pas assez payés pour les loyers à verser ; les mal lotis, les mal nantis, les mal logés ; les endettés ; les surtaxés ; les couche-tard fatigués ; les routiers énervés ; les stars dévissées ; les mal vissés ; les contractuelles mal-aimées ; les fumeurs privés d'expulser la fumée dans l'atmosphère ; …

 

Les soins consistaient à redonner la joie de vivre aux "malades ayant subi la loi du plus fort mais pas forcément "la raison du meilleur"

 

Le premier soin du matin commençait par un Youper petit-déjeuner accompagné d'une musique endiablée pour remuscler les zygomatiques et rattraper l'entrain perdu.

 

Ensuite, les Youpi-infirmières enjouées et taquines distribuaient à tout le monde des seringues à eau pour le grand jeu rafraîchissant matinal. Distribution de plumes-chatouillis et confiscation des chaussettes en vue de muscler les dessous de pieds.

 

La franche tranche de rigolade viendra l'après-midi avec le feuilleton télé tant attendu qui fera salle comble : Sarko-Winch pour les uns et les « Feux de l'humour » pour les autres !

 

Au goûter de « quatre-heures » les spots publicitaires de "Monsieur 36 blabla – 0 tracas" provoquaient des hilarités qui en faisaient trembler les structures du Youpi-hôpital.

Le bandeau publicitaire "Bouger-Hocher-Remuer.com" qui défilait en bas de l'écran défiait toute concurrence dans la stimulation du déclenchement de crises de rires chez les pas-bien en tout genres.

 

Pour un remède efficace, le remède se révélait efficace : un coktail sarkosyment parfait !

Les patraques dans la panade regrettaient le manque d'acteurs comiques comme lui !!

 

Le soir, c'était le grand bazar ! "Les désaxés" devaient chercher leurs histoires drôles planquées dans des meules de foins meubles de soins.

 

Le Youpital fonctionnait bien : les malades ne s'ennuyaient pas du tout, oubliaient les soucis du monde extérieur et sautaient de joie pour un rien. Le personnel ne s’ennuyait pas et oubliait l’heure du départ. Il fallu acheter un gros coucou chanteur pour avertir la fin du service !

 

Des Youpi-psy chatouillaient, calmaient puis stoppaient les farandoles des neurones fadas !

 

L'émission du samedi soir "Le Sarko-show" faisait un vrai tabac ; l'acteur survolté jouait son taratata endiablé à lui comme personne d'autre ! Le dimanche soir les malades regardaient le "François show" : une autre émission tabac blabla, émission dans laquelle il fallait trouver les erreurs entre promesses et réalités.

 

On détectait la guérison parfaite "des remis sur pieds" lors d'un test particulier autorisant la sortie des malades : "les réinitialisés aux sourires" ne devaient plus taper des pieds à l'idée de vider les lieux.

 

Devant le succès obtenu par ce type de soins le Corps Médical fit fleurir partout beaucoup d'autres Youpitos !

  daniel

Note : cet article (écrit il y a quelques années et revu) est juste à considérer comme un divertissement pour précisément éviter de passer par la case Youpital.

 

Moment de déstress 

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ça va mieux ?

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